Séance d’ouverture

Madame Lorris KASSONGO, Directrice Générale de l’Agence Elite et initiatrice du Forum Skills4Afrika
a circonscrit le cadre de ce forum marqué par deux (2) axes fondamentaux : le retour et le recrutement de la diaspora hautement qualifiée ainsi que la rétention des talents locaux par le biais de l’emploi ou de l’entrepreneuriat. Elle a insisté, dans son allocution, à mener des actions pour encourager le retour au pays de la diaspora. Madame Lorris KASSONGO a mis en exergue l’expérience et les compétences de ces femmes et hommes acquises à l’étranger comme des atouts précieux pour le développement de la RDC. Elle a souligné que la contribution de la diaspora et en parallèle, la rétention des talents. L’initiatrice du Forum a rappelé l’objectif principal : « combler le déficit des compétences qui freine le développement du pays ». La Directrice Générale de l’Elite Agency a évoqué le chômage en RDC. Elle estime que le pays ne devrait pas connaître de problèmes d’emploi et a souligné le manque de compétences locales, les dispositions des ressources humaines, la protection de la main d’œuvre locale, les dispositions légales existantes. Elle a fait un constat qu’il existe une inadéquation entre les compétences disponibles et les besoins sur le marché. Skills4Afrika propose le renforcement des capacités, le développement des compétences, la création des écoles, des centres de formation du secteur minier. Encourager les programmes de formation par pratique en partenariat avec les entreprises minières locales et internationales, investir dans le développement de la technologie locale, améliorer la gouvernance et la transparence dans le secteur minier, développer les infrastructures, soutenir l’industrie minière, promouvoir la transformation locale des ressources, la diversification de l’économie autour du secteur minier.
M Eden-Robby LUKUSA de l’Elite Agency a montré sa satisfaction de rentrer au pays. Lui, un natif de l’Angleterre. Pour lui, ses racines sont en RD Congo. Il croit que ce Forum est fait pour eux, pour ceux qui sont à l’étranger et au pays. Il estime qu’ils sont l’avenir de ce pays. Il a suggéré aux participants de créer un trait d’union entre la Main d’œuvre locale et la diaspora pour un Congo meilleur. Il a demandé aux participants à ce Forum d’endosser le rôle de modèle et de prendre conscience des recommandations du forum.
Mme Lydia KAPAPA, ministre Provinciale de l’Économie du Lualaba, représentante de la Gouverneure Fifi MASUKA à ce FORUM, a rendu hommage au président de la République, Félix TSHISEKEDI pour son implication dans la promulgation de la loi sur la promotion de l’entrepreneuriat en RDC et la création du Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo, FOGEC. Elle a salué les efforts de la Gouverneure Fifi MASUKA pour le changement du pays économique du Lualaba. Mme la Ministre a présenté l’entrepreneuriat comme un levier important pour le développement socio-économique, un vecteur de création de richesse et d’emploi, de diversification de l’économie, d’insertion. Elle a souligné l’importance du Forum Skills4Afrika dans la facilitation de l’insertion des jeunes dans le milieu professionnel et la création des synergies bénéfiques.
Panel 1 : l’exploitation minière artisanale et les transporteurs M Théo MAFO, ancien directeur de la Direction Provinciale de l’artisanat minier au Lualaba et député honoraire a présenté
« le besoin réel en compétence dans l’exploitation minière artisanale au Lualaba pour un développement durable ». Il a évoqué l’inadéquation entre la richesse III minière (la filière cupro-cobaltifère) et la pauvreté des acteurs. Il a évoqué une exploitation à grande échelle, un manque d’informations et de formation des acteurs du secteur, l’ignorance des textes légaux, la disparition des cités, les conditions difficiles de travail, la présence des services de sécurités et la tracasserie sur les sites miniers et l’intervention de plusieurs intermédiaires entre les exploitants miniers artisanaux et les unités de traitement, la présence des engins dans les sites miniers comme des défis du secteur minier artisanal. Il a suggéré la Formalisation du secteur notamment par la mise en marche de l’EGC (Entreprise Générale du Cobalt), accorder des subventions au SAEMAPE, la création des structures classiques de formation, le renforcement de l’autorité de l’État face à la présence sur les sites miniers artisanaux des expatriés. Il souhaite qu’on pense à l’après mine.
Lors du débat, sur le thème « le besoin réel en compétence dans l’exploitation minière artisanale au Lualaba pour un développement durable », les participants ont demandé si les exploitants miniers artisanaux pensent à s’assurer. En réponse, M Théo MAFO a émis le vœu de mettre en pratique cette disposition. Selon lui, le meilleur moyen serait d’envisager une taxation chez le consommateur final. Il a évoqué un problème d’identification de tous les mineurs artisanaux. M Michel MUKENGERE, Responsable Marketing et Chef d’Agence SONAS dans la région du Katanga, a proposé une assurance de 5$/mineur artisanal/an.
M Georges NYEMBO, Directeur Provincial du Service d’Assistance et d’Encadrement des Mines Artisanales de de Petite Échelle (SAEMAPE) a présenté « le rôle de son service et l’encadrement technique qu’il propose dans le secteur minier artisanal ». Il a présenté les défis du secteur dont (A) le manque de Zone d’exploitation Artisanale comme l’un des principaux défis du secteur. Sur les cent quatorze ZEA1 (114), deux (2) sont viables. Sur cent dix-sept (117) sites d’exploitation minière artisanale au Lualaba, un (1) seul site se trouve dans une ZEA et les autres sur des permis concédés. (B) La non application de l’article 30 litera e du code minier pour la formalisation du secteur. (C) La présence des acteurs non prévus par la loi dans la chaîne d’Approvisionnement. (D) L’inefficacité du système de traçabilité applicable à la filière cuprocobaltifère. (E) Le manque de financement du SAEMAPE 2 (Service d’Assistance et d’Encadrement des Mines Artisanales de de Petite Échelle). (F) La présence des intermédiaires entre les coopératives et les unités de traitement. Parmi les initiatives dans l’encadrement des sites miniers, le Directeur Provincial a évoqué le rôle quotidien du SAEMAPE dont : la facilitation à l’accès des ressources financières, la sensibilisation au projet de développement durable des communautés environnantes et la préparation de l’après mine.
- Pendant les échanges, une question a été adressée au Directeur Provincial du SAEMAPE sur la Gestion de la qualité et de la sécurité dans le projet minier artisanal. M Georges NYEMBO a insisté sur la formalisation pour créer un environnement sécuritaire. Il a évoqué le manque de Zone d’exploitation Artisanale. Les difficultés des exploitants miniers sur des permis concédés. Le manque de financement. Il a rappelé les initiatives mises en place dont la traçabilité.
M Laurent MUZEMBA, Directeur Général du Fond de la Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo a exploité « le rôle du FOGEC dans le financement des entreprises d’exploitation minière artisanale ». Il a présenté son institution dans le rôle de facilitateur entre les institutions financières et les acteurs du secteur minier artisanal. Le FOGEC est une garantie auprès des banques. Le Directeur Général a insisté sur la mission de son institution : amener les congolais à détenir l’économie du pays par l’entrepreneuriat. Il a également présenté les conditions d’éligibilité au financement. Il a évoqué : la Formalisation et la rentabilité du projet.
- A. Lors du débat, les questions de financement et d’éligibilité sont revenues. M Laurent MUZEMBA a insisté sur la Formalisation, la rentabilité du projet. Il préconise la création d’un accompagnement spécifique. Il souhaite une table ronde : SAEMAPE, SONAS 3 , CNSS (Caisse Nationale de la Sécurité Sociale) pour la prévoyance sociale et l’assurance des acteurs du secteur minier artisanal.
M Michel MUKENGERE, Responsable Marketing et Chef d’Agence / SONAS est intervenu sur « l’assurance pour quels risques dans les mines ». Il a donné la liste des assurances rendues obligatoire par le législateur : Assurance automobile, incendie, tout risque chantier et décennale, assurance à l’importation et l’assurance à responsabilité civile des transporteurs aériens et maritimes. Il a insisté qu’on ne peut détenir une activité susceptible de créer dommage à autrui et vous taire.
- Lors des échanges, il a été demandé à la SONAS pourquoi elle n’intervient qu’après sinistre ? M Michel MUKENGERE a souligné l’objet social de la SONAS : le paiement des Sinistres. La SONAS ne fait pas de la prévention. Mais, elle crée des nouveaux produits sur mesure pour ses assurés. Elle cherche à minimiser les risques pour certains clients.
Panel 2 : L’état des lieux du système éducatif en vue de l’essor du secteur minier
Patrick MBAY, Directeur de Cabinet du Ministre Provincial de l’Éducation du Lualaba a dressé « un état de lieux du secteur éducatif ». Il a défini l’éducation comme un droit fondamental et puissance vecteur, un moyen de réduire la pauvreté et d’élever le niveau de santé. Il a présenté l’organisation du système éducatif Congolais. Parmi les défis du secteur éducatif, il a évoqué : l’accessibilité et l’équité à l’éducation, l’amélioration de la quantité des infrastructures et des filières, l’amélioration de la Gouvernance et le pilotage du secteur éducatif. Il souhaite des réformes notamment la création des écoles de métiers pour répondre aux besoins du secteur minier, la réhabilitation et la dotation en équipement moderne des écoles existantes.
- Face aux défis du secteur et aux réalités du secteur minier artisanal, quelle panacée apporter ? M Patrick MBAY a soulevé les réformes dans l’enseignement universitaire avec le système LMD. Au Lualaba, des démarches sont menées avec des Organisations Non Gouvernementales, des institutions pour amener la pratique à 80% dans la formation afin de répondre aux besoins réels du marché de l’emploi.
M Dieudonné BUKASA a suggéré que les universités et les entreprises travaillent en partenariat sur des grands projets pour permettre aux étudiants d’acquérir les compétences nécessaires afin de répondre, au terme de leurs cursus, aux besoins réels du secteur minier.
Serge Christian MUKANYA, superintendant en charge de la formation à MMG et Chef des Travaux à l’Université de Lubumbashi a présenté le thème sur « le développement d’un Curriculum Vitæ moderne qui répond aux exigences du secteur minier, incluant la sécurité, la gestion des ressources et les technologies émergentes ». Il a défini le CV comme VI un outil de marketing, il permet au candidat de se vendre et tiré l’attention de l’assemblée sur les éléments principaux à apparaître dans un CV : informations personnelles, le titre du CV, le résumé professionnel l’expérience professionnelle, la formation, les compétences techniques, les certifications et formations complémentaires, la langue, les personnes de référence et les loisirs. Le CV doit s’aligner sur l’offre. Il a exhorté l’assemblée à mettre en avant, dans une région comme le Katanga, les compétences qui correspondent aux exigences de l’industrie minière. Il a évoqué l’inadéquation entre les filières organisées dans les institutions d’enseignement et le secteur d’emploi. Il a appelé les jeunes à une reconversion professionnelle par la formation.
- Lors des échanges, les participants ont demandé des informations précises sur la conception d’un CV. M Serge Christian MUKANYA a rappelé que chercher de l’emploi est une science. Le candidat doit se profiler à chaque offre et aligner son CV selon l’offre. Il a insisté sur la nécessité de transférer l’étape d’attente d’une opportunité d’emploi en une salle de formation.
Mme Yolande MALI, experte en en formation et intégration professionnelle (ENABEL) a exposé sur la Formation et l’intégration dans le secteur minier. Dans son exposé, elle a insisté sur la formation. Elle a évoqué le manque de compétences des diplômés pour assurer le poste de travail dans les sociétés, les filières ne sont pas alignées pour répondre aux besoins réels du marché. De son analyse, les techniques et méthodes d’enseignement sont encore traditionnelles. Elle a souligné l’écart entre l’éducation reçue et la réalité du monde industriel. Elle a aussi présenté la mission d’ENABEL au Lualaba, en partenariat avec le Centre des Ressources, qui se résume à formation à une employabilité et à l’insertion, prospecter les besoins des entreprises.
- Les participants ont relevé que l’absence de certains aspects sécuritaires dans les entreprises minières sont à la base d’un nombre de chômage. Mme Yolande MALI a évoqué les missions de ENABEL dont la formation de manière pratique pour répondre aux besoins réels des entreprises, l’accompagnement à l’emploi et l’accompagnement des entrepreneurs. Elle a évoqué les conditions de travail difficile dans les entreprises minières.
Panel 3 : La politique salariale en vue de recruter les talents de la diaspora et de la rétention des talents nationaux
M Serge MIJI, Directeur de Cabinet du Ministre Provincial des Mines a exposé sur « la protection de la main d’œuvre salariale et postes réservés aux nationaux, comment la renforcer au sein du secteur minier. Il a relevé des problèmes dans l’élaboration des études de faisabilité de plusieurs projets qui ne déterminent pas le nombre de postes dans les entreprises et à la base des importations de la main d’œuvre. Il a noté le manque des écoles de métiers et de la main d’œuvre locale. Le directeur de cabinet a souligné le manque de formation dans le secteur minier artisanal comme des menaces. Il plaide pour que certains métiers soient enseignés dès la base pour créer de la compétitivité sur le marché de l’emploi. Il a exhorté les nationaux à un sens élevé de patriotisme et de responsabilité pour assurer le poste qu’on occupe dans les entreprises.
- Lors du débat, les participants ont voulu savoir l’implication des acteurs politiques dans l’amélioration du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti). M Serge MIJI a rappelé le rôle du pouvoir exécutif. Il a insisté sur le fait que le pouvoir législatif a les prérogatives de fixer le SMIG et le ministère du Travail et de la Prévoyance Sociale a la charge de de la faire appliquer ses mesures. Il appelle ENABEL à faire des plaidoyers auprès de l’Assemblée Nationale et du Sénat pour l’amélioration du SMIG et des conditions salariales.
M Serge Christian MUKANYA, superintendant en charge de la formation à MMG et Chef des Travaux à l’Université de Lubumbashi est revenu pour parler du thème « stratégie de recrutement ciblée, axée sur les compétences techniques, la diversité et la conformité réglementaire ». Il a évoqué le SMIG et son niveau bas. Il a fait savoir que la politique de rétention n’est pas dictée par le Gouvernement mais plus tôt, ce sont les entreprises étrangères qui imposent leurs barèmes. Les multinationales fixent elles-mêmes la politique de rétention. Il a évoqué six points parmi les stratégies de recrutement en : (A) L’analyse des besoins en établissant une matrice de compétences afin d’en déterminer l’écart pour lequel une formation sera organisée, (B) définitions des objectifs, (C ) Fixer les objectifs SMART « Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalisables dans le Temps », (D) Processus de sélection, intégration et suivi, communication et formation. Il a présenté la nouvelle approche dans les entreprises minières avec le programme pour jeune : « Graduate Program » comme un facteur d’intégration.
- Lors des échanges, les participants ont relevé le chômage des jeunes. M Serge Christian MUKANYA a préconisé la création des lobbies. Il appelle les jeunes à la créativité, chacun dans un domaine, à la formation. Il demande les jeunes à entreprendre.
Discours
Lors du deuxième jour du Forum Skills4Afrika deux discours ont été prononcés.
M Willmot GIBSON, SS4D MANGING a reconnu, dans son discours, que les écoles et universités du Congo ont beaucoup jeunes talentueux et ambitieux. Il a insisté sur le fait de monter le chemin aux jeunes dans le milieu professionnel afin d’en tirer le développement économique. Skills4Afrika et SS4D envisagent des partenariats avec les écoles, universités locales afin d’identifier les talents prometteurs pour supporter leur développement à travers des stages. Il souhaite jeter un pont pour combler la connaissance académique et l’application pratique. Il a souhaité la création de plate-forme de connaissance pour faciliter le partage des investissements et jeté un pont virtuel entre la diaspora et les talents locaux.
Dustin MANGOMBE MABIALA, analyste contrôleur à l’ARCA4 a, dans son discours « l’intérêt des jeunes dans le secteur d’assurance et son besoin de compétences techniques pour soutenir efficacement le secteur minier », a souligné qu’il est possible aux jeunes de relever le défi grâce à la formation. Il a présenté le rôle de son institution dont la protection des assurés. Il a donné la liste des assurances rendues obligatoires par la loi. L’ARCA lutte contre l’évasion des primes. Il a fait savoir que l’autorité de régulation dans le secteur des assurances envisage l’introduction des programmes spécialisés d’assurance dans les universités.
- Le discours de l’ARCA a donné lieu sur la question salariale pour les jeunes qui aimeraient rejoindre le domaine des assurances et comme assurer les exploitants miniers artisanaux. M Dustin MANGOMBE a précisé que l’ARCA n’est qu’un régulateur du marché et premier recours des victimes lésés par les sociétés d’assurance. Il a indiqué que le métier de courtage serait très bénéfique pour les jeunes, les agents généraux qui bénéficient d’une exclusivité, les mandataires salariés. L’ARCA collabore avec plusieurs services de l’État pour assurer sa présence sur le terrain.
Panel 4 : création d’une synergie entre les talents formés à l’étranger et les talents locaux pour une meilleure productivité
Mme Melissa MUYEMBE, Infirmière NHS. Elle a évoqué les accidents et incidents dans le secteur minier et leurs effets sur la santé physique et mentale des travailleurs. Elle a plaidé pour l’amélioration des soins médicaux, la promotion de la santé et la prévention des maladies en intégrant des initiatives sur la santé mentale, le bien-être, l’hydratation et l’alimentation, l’hygiène de santé et la formation des premiers secours, aux gestes qui sauvent la vie.
M Freddy BANGELISA, Professeur Associé à l’École de Santé de l’UNIKIN. Il a soulevé que les frontières géographiques ne limitent plus les idées. Il a évoqué que les talents formés à l’étranger reviennent des idées novatrices et internationales et les talents locaux possèdent une connaissance approfondie des réalités culturelles, économiques, sociales de leur environnement. Les deux talents apportent des forces distinctes mais, totalement complémentaires. Il a développé une approche de « Brain circulation ». Il a relevé des défis du Brain Circulation dont l’intégration des talents revenus dans les écosystèmes locaux, le manque d’échanges structurés, les préjugés mutuels. Il a proposé la création des écosystèmes favorisant le partage des connaissances, la collaboration transfrontalière, miser sur les talents locaux comme catalyseur mise en place de plates-formes de « Brain Circulation » pour des projets colportés, le renforcement des retours des talents par des politiques attractives, un cadre propice à l’entrepreneuriat.
M Dieudonné NKUNZI, Directeur des Ressources Humaines de la Rawbank. Il a souligné le manque de la visibilité des têtes pensantes. Parmi les défis, l’arrogance et la méfiance entre la diaspora et les talents locaux. Il a évoqué que les compétences de la diaspora, seules, ne suffisent. Le DRH a insisté sur les relations humaines. Il a appelé à l’utilisation des réseaux sociaux pour se créer un créer un réseau professionnel avec le principe du Win-Win. Il a plaidé pour la création des plates-formes d’échanges, des forums sur le secteur minier.
- Lors des échanges, les participants ont demandé à quel niveau se situe l’accompagnement de la banque pour les privés, le programme d’intégration des jeunes. Le DRH a souligné que la Rawbank n’a pas que vocation de faire du profit. Elle n’accompagne pas que les corporates, elle accompagne également les PME. Il a fait savoir que la Rawbank a célébré le Programme « Young Graduate ». Il a informé l’assistance que le programme est de 4 mois.
Panel 5 : Comment orienter les fonds de la diaspora dans les coopératives et la sous-traitance dans le secteur minier
M Patrick KAKUDJI, Directeur Provincial de l’ARSP a opté pour une approche question réponse pour le thème « Optimiser les fonds de rapatriements de la diaspora pour renforcer la collaboration avec les entrepreneurs locaux dans la sous-traitance ». Il a éclairé l’assistance sur la loi en matière de la sous-traitance et les trois objectifs poursuivis : promouvoir les entreprises majoritairement à capitaux Congolais, faciliter l’accès aux marchés de la sous-traitance et protéger la main d’œuvre nationale. Il a insisté que la sous-traitance est une activité à réaliser pour le compte d’une entreprise principale, la sous-traitance est présentée comme une opportunité. Il a noté le manque de financement des entrepreneurs Congolais, l’absence de garantie pour couvrir le risque, la concurrence étrangère, l’absence de compétences et de formation. Il a informé l’assemblée des mécanismes pour favoriser le financement des entrepreneurs dont le FOGEC, le paiement anticipatif de 30% du montant du contrat. Il pense que la diaspora peut servir de pont entre les entrepreneurs locaux et les fabricants des pièces, elle peut partager les expériences et compétences, le réseautage, la création des entreprises de sous-traitance.
- Lors des échanges, l’assemblée a voulu connaître les modalités d’obtention de l’attestation de l’ARSP. Le Directeur Provincial a souligné que l’enregistrement était gratuit. Les entreprises soustraitantes devraient présenter tous les documents qui consacre la création d’une entreprise et l’attestation de gestion fiscale. Il a souligné que le Gouvernement a mis des services pour accompagner les entrepreneurs dont l’ANADEC
M Keran SULO, Directeur Provincial de la Chambre de Commerce Nationale et de l’Economie a représenté la Ministre Provinciale de l’Économie. Il a développé le thème : « L’entrepreneuriat dans le secteur minier au Lualaba ». Il a fait un constat selon lequel l’industrie minière n’est est pas totalement intégrée dans l’économie du Lualaba. Il a souligné que l’accès au marché de la sous-traitance reste très limité aux nationaux. M SULO a exhorté les entrepreneurs aspirants à connaître la loi sur la sous-traitance, le code minier, les exonérations pour les entreprises de moins de 5 ans. Il a expliqué qu’entreprendre répond à un besoin. Il a proposé 4 formes d’entrepreneuriat dont : par franchise, privée, public et social. Il a dressé le profil de l’entrepreneur autour marqué la passion, la confiance en soi, la prise de risque, l’ambition, la détermination, le goût du challenge et le leadership. Il a expliqué qu’entreprendre comporte des risques financiers et psychologiques
- Lors du débat, les participants ont demandé des explications sur les documents à réunir pour avoir l’attestation de l’ARSP. M SULO a encore rappelé que le manque d’informations est à la base de réticence des entrepreneurs. Il a appelé les entrepreneurs à la Formalisation de leurs activités en obtenant tous les documents qui président à la création d’une entreprise. Il a exhorté les entrepreneurs aspirants à la formation pour avoir la connaissance du secteur.
Panel 6 : Le potentiel de la RDC dans le secteur minier et son besoin en compétences en vue de son développement efficacement
M Marco KUYU, Directeur Général Adjoint de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité (ARE) a présenté le thème « le besoin des compétences adéquates en énergie dans le secteur minier ». Il a insisté sur l’importance de se spécialiser dans un domaine bien précis. Il a informé l’assistance que le législateur a permis aux industries de pouvoir, elle-même, développer sur lieu d’activité des infrastructures énergétiques. Le DGA a rappelé qu’avec la libéralisation du secteur, plusieurs opportunités de carrière et d’investissements s’offrent aux jeunes. Il a appelé les jeunes à ouvrir des bureaux d’études et conseils. Il a reconnu que les compétences existent dans le domaine de l’énergie. Malheureusement, elle manque de formation à jour.
- Lors des échanges, les participants ont demandé le niveau d’implication de l’ARE dans la transition énergétique. Il a précisé qu’il n’était pas de la responsabilité de L’ARE de participer à la fabrication des batteries à base du lithium. Il a indiqué qu’il existe un établissement public pour ça. Il a aussi précisé que l’une des conditions pour l’obtention du permis de la production de l’électricité reste l’étude d’impact environnemental. Le pays ne sait plus recourir aux mines du charbon pour produire de l’électricité.
M Yves MAYILAMENE, Régional HR Glencore a développé le thème « Besoin en compétence dans le secteur minier ». Il a noté que le besoin en compétences évolue selon les avancées technologiques dans le domaine des mines. Les exigences réglementaires amènent des nouveaux métiers et les enjeux environnementaux. Il a catégorisé les compétences. Il a évoqué les compétences techniques, l’ingénierie minière, la maintenance technique, traitement des matières de minerais comme des domaines de métier pour lesquels la recherche des compétences est forte. Il a ajouté les domaines de la réglementation, de réhabilitation des sites miniers, de la sécurité, la gestion des projets, la communication. Il a plaidé pour la formation et la spécialisation dans un domaine.
Lors des échanges, les participants ont demandé le niveau d’implication du Groupe Glencore dans la formation des jeunes. M MAYILAMENE a annoncé que le Groupe travaille sur un projet d’une académie de formation des jeunes talents avec du potentiel.
Discours de clôture
Mme Lorris KASSONGO, Directrice Générale de l’Elite Angency a appelé les participants à œuvrer pour faire briller la RDC sur le plan mondial
M Keran SULO, représentant de la Ministre Provinciale de l’Économie a clos les assises du Forum Skills4Afrika